Alain Souchon, extrait

TOUT AU LONG DE LA VIE QUI PASSE,

ON S'EGRATIGNE AUX MYSTERES DES FILLES DE FER SUR TOUTE LA LIGNE

OU ALORS IL FAUT S'ISOLER COMME DANS UN LINCEUL

ET JOUER DE LA GUITARE TOUT SEUL SOUS LES TILLEULS,


Paroles d'Oifen Veg.

Extrait de CD Roulotte express, Ch. André Wentzo.

Sur la route, il y a un arbre, il se tient courbé, tous les oiseaux de l'arbre se sont envolés.

Je dis à ma mère: "laisse moi devenir oiseau".

Et ni une, ni deux je me fais oiseau. Ma mère pleure "mais tu vas mourir de froid sur cet arbre, mets tes bottes, mets ton manteau, mets ton bonnet de fourrure, mais couvre toi idiot, si tu ne veux pas finir chez les morts".

Je soulève mes ailes lourdes, de trop de choses, ma mère m'a revêtu, moi son fragile oiseau. Et je regarde tristement dans les yeux de ma mère son amour qui ne m'a pas laissé devenir oiseau.

Sur la route, reste un arbre, il se tiens courbé, tous les oiseaux de l'arbre se sont envolés.


chanson de Francis Cabrel: http://www.francis-cabrel.fr.st

L'ARBRE VA TOMBER!

Les branches salissaient les murs

Rien ne doit rester

Le monsieur veut garer sa voiture

Nous, on l'avait griffé

Juste pour mettre des flèches et des cœurs

Mais l'arbre va tomber

Le monde regarde ailleurs

L'arbre va tomber

ça fera de la place au carrefour

L'homme est décidé

Et l'homme est le plus fort, toujours

C'est pas compliqué

"a va pas lui prendre longtemps

Tout faire dégringoler

L'arbre avec les oiseaux dedans !

Y'avait pourtant tellement de gens

Qui s'y abritaient

Et tellement qui s'y abritent encore

Toujours sur nous penché

Quand les averses tombaient

Une vie d'arbre à coucher dehors

L'arbre va tomber

L'homme veut mesurer sa force

Et l'homme est décidé

La lame est déjà sur l'écorce

Y'avait pourtant tellement de gens

Qui s'y abritaient

Et tellement qui s'y abritent encore

Toujours sur nous penché

Quand les averses tombaient

Une vie d'arbre à coucher dehors

L'arbre va tomber

On se le partage déjà

Y'a rien à regretter

C'était juste un morceau de bois

Un bout de fort

Avancé trop près des maisons

Et pendant qu'on parlait

L'arbre est tombé pour de bon !

Y'avait pourtant tellement de gens

Qui s'y abritaient

Et toutes ces nuits d'hiver

Quand les averses tombaient

T'as du en voir passer

Des cortèges de paumés

Des orages, des météores

Et toutes ces nuits d'hiver

Quand les averses tombaient

Une vie d'arbre à coucher dehors

perdre le nord

coucher dehors... à coucher dehors


Détournement de parole de la chanson d'Henri Salvador

Dans la jungle la terrible jungle

Tilleul de Sully se meurt !

Plus d'espace à cause d'un rapace

Tilleul de Sully se meurt !

Hou hou hou hou hou Maire de St. Martin

Hou hou hou hou hou petit suzerain !

 

Sauvagement blessé et tout goudronné

Tilleul de Sully se meurt !

Lui qui est agé de plus de 400 années

Tilleul de Sully se meurt !

Hou hou hou hou hou... Maire de St. Martin

Hou hou hou hou hou... petit suzerain !

 

Au nom d'la voirie et des promoteurs

Tilleul de Sully se meurt !

Pour un lotissement dangeruesement

Tilleul de Sully se meurt !

Hou hou hou hou hou... Maire de St. Martin

Hou hou hou hou hou... petit suzerain !

 

Il est encore temps d'éviter pourtant

Qu' Tilleul de Sully se meurt !

Il témoignerait encore bien longtemps

Fait un bon mouvement

Soigne ce géant maire de st Martin

Soigne ce géant petit suzerain !


Poème détourné de Ronsard : amoureux écologiste il y a 5 siècles...

Mignonne allons voir si l' Tilleul

Qui hier encore avait éclose

Sa belle ramure verte au soleil

N'a point perdu cette vespré

Les plis de ses feuilles marbrées

Et son charme quadricentenaire

 

Las Mignonne !

Vois comme en dix ans d'espace

Il a sa beauté laissé choir !

Rongé par les capricornes

Blessé, tronconné, goudronné

Vois comment ce tilleul se meurt

 

Il pourait être encore sauvé

Par notre municipalité

Si son souverain le voulait !

Sus aux tronconneurs d'histoires vraies

Aux manants irrespectueux

De notre patriarche vert !

 

Mignonne rallons voir Olivier

A bien perdu cette vespré

L'idée de ce terrible projet

De guerre las, Las mignonne

Vois comme en si peu d'espace

Il a ses vertus laissé choir !